Vers des bases habitables...
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Vers des bases habitables...
Vers des bases habitables...
Un nouveau mandat de la NASA destiné à préparer l'exploration humaine de la Lune et de Mars a ravivé l'intérêt de la communauté spatiale pour l'exploitation des ressources in-situ de la Lune. Lors de la sixième conférence au sujet du projet ISRU (In-Situ Resource Utilization) début novembre, professionnels des secteurs de l'espace et de l'exploitation minière ont présenté plus précisément leur vision de l'exploitation lunaire.

« l’annonce de la NASA n’est que le reflet des enjeux géostratégiques qui se dessinent à l’horizon 2050, époque où l’épuisement des ressources sur Terre aura atteint des proportions dramatiques »
« Les Etats-Unis considèrent-ils déjà la Lune comme le premier supermarché de l’espace, destiné à ravitailler une planète bleue totalement vidée de ses ressources ? »
Après avoir posé le pied sur la Lune voila plus de 30 ans, l’Homme semblait s’être complètement désintéressé de cet astre, jugé mort et stérile par les scientifiques. Pourtant en 2005, la NASA ne cache plus ses objectifs : elle compte bien envoyer d’ici à une dizaine d’années quatre astronautes sur la Lune, y installer des bases habitables et en exploiter les ressources. La construction d’une base lunaire souligne nettement l’intention de l’agence spatiale américaine de s’installer durablement, à l’inverse des précédentes missions. C’est sous l’impulsion du président des Etats-Unis, Georges W Bush, que le budget pour ces missions futures a été débloqué. Alors que les sondes et les télescopes sont envoyés de plus en plus loin dans l’espace et que le programme de missions de la NASA semble d’ores et déjà saturé, comment expliquer ce soudain intérêt pour notre satellite naturel et cette motivation surprenante pour la « colonisation lunaire » ?
Missions lunaires : mode d’emploi
Pour mener à bien les prochains voyages en direction de la Lune, la NASA a d’ores et déjà travaillé sur un nouveau type de navette, le CEV (Crew Exploration Vehicle) ; sa construction devrait commencer en 2010. Les astronautes seront propulsés dans l’espace à bord de cette capsule habitable, tandis que le matériel sera envoyé à bord d’un autre véhicule. Ce n’est qu’une fois en orbite autour de la terre que les 2 parties seront assemblées, pour ensuite se diriger vers la Lune et y descendre grâce à un « atterrisseur » perfectionné. Pas de révolution technologique annoncée avec le nouvel engin, mais le CEV sera dix fois plus fiable et trois fois plus volumineux. La principale innovation concerne l’atterrissage : il devrait être capable de se poser à n’importe quel endroit sur la Lune, alors que les précédentes missions Apollo ne pouvait atterrir que le long de l’équateur.
et la commer- cialisation des ressources lunaires !
Plusieurs scientifiques estiment que ce projet est tout sauf désintéressé. En effet, le retour vers la Lune et l’installation de bases lunaires traduisent la volonté politique américaine de contrôler l’orbite basse de la Terre. Nos dirigeants, conscients que les ressources naturelles de la planète bleue atteignent un niveau critique, songent à exploiter un nouvel astre, en l’occurrence la Lune, notre voisine la plus proche. En résumé, l’annonce de la NASA n’est que le reflet des enjeux géostratégiques qui se dessinent à l’horizon 2050, époque où l’épuisement des ressources sur Terre aura atteint des proportions dramatiques. La pénurie de nombreuses ressources naturelles ne pourra être comblée que par l’exploitation d’un nouvel astre... avec commercialisation à la clé ! Un marché gigantesque, dont les Etats-Unis entendent bien détenir le contrôle en étant les premiers à s’installer sur cet immense territoire vierge. Ainsi, les bases lunaires pourraient également abriter des bases d’extraction de plusieurs composés, notamment de l’eau, de l’hydrogène, du régolite et de l’Hélium 3. Les Etats-Unis considèrent-ils déjà la Lune comme le premier supermarché de l’espace, destiné à ravitailler une planète bleue totalement vidée de ses ressources ?
10 raisons de retourner sur la Lune : des intérêts scientifiques et commerciaux
- Premier pas vers une commercialisation de l’espace
- Contrôle stratégique de l’orbite basse de la Terre
- Etude des roches lunaires pour en savoir plus sur les origines de la Terre
- Mise en place de télescopes aux pôles de la Lune
- Analyse des impacts du bombardement météoritique
- Extraction de ressources pour pallier l’épuisement des réserves sur Terre
- Arriver à faire vivre des hommes plusieurs semaines sur un corps céleste
- Mise en place d’une station scientifique permanente
- Développement de nouvelles technologies spécifiques et de techniques innovantes
- Terrain d’entraînement pour les astronautes en vue de missions plus complexes vers d’autres planètes, notamment vers Mars
Les ambitions lunaires de la Chine
Moins médiatisé que celui de la NASA, le programme chinois de retour sur la Lune est lui aussi en plein développement. Le ministère chinois de Sciences&Technologies en a d’ailleurs annoncé les grandes lignes pour la période 2007-2020 :
- 2007 : envoi d’un orbiter pour réaliser la cartographie lunaire en 3 dimensions pour un choix optimal en vue d’un atterrissage prochain. Analyse de la répartition des ressources lunaires, et tout particulièrement de l’Hélium 3, une des principales sources d’énergie potentielle dans le futur.
2012 : atterrissage d’un rover sur le sol lunaire. Etude à grande échelle de la Lune, avec analyse de sa tectonique, de sa structure interne, et mesure des courants thermiques. Observations astronomiques poussées du système Soleil-Terre-Lune.
2017 : lancement d’un engin avec retour sur Terre d’échantillons lunaires. Installation d’un poste avancé en attente des futures missions habitées.

Un nouveau mandat de la NASA destiné à préparer l'exploration humaine de la Lune et de Mars a ravivé l'intérêt de la communauté spatiale pour l'exploitation des ressources in-situ de la Lune. Lors de la sixième conférence au sujet du projet ISRU (In-Situ Resource Utilization) début novembre, professionnels des secteurs de l'espace et de l'exploitation minière ont présenté plus précisément leur vision de l'exploitation lunaire.

« l’annonce de la NASA n’est que le reflet des enjeux géostratégiques qui se dessinent à l’horizon 2050, époque où l’épuisement des ressources sur Terre aura atteint des proportions dramatiques »
« Les Etats-Unis considèrent-ils déjà la Lune comme le premier supermarché de l’espace, destiné à ravitailler une planète bleue totalement vidée de ses ressources ? »
Vers des bases habitables...
Après avoir posé le pied sur la Lune voila plus de 30 ans, l’Homme semblait s’être complètement désintéressé de cet astre, jugé mort et stérile par les scientifiques. Pourtant en 2005, la NASA ne cache plus ses objectifs : elle compte bien envoyer d’ici à une dizaine d’années quatre astronautes sur la Lune, y installer des bases habitables et en exploiter les ressources. La construction d’une base lunaire souligne nettement l’intention de l’agence spatiale américaine de s’installer durablement, à l’inverse des précédentes missions. C’est sous l’impulsion du président des Etats-Unis, Georges W Bush, que le budget pour ces missions futures a été débloqué. Alors que les sondes et les télescopes sont envoyés de plus en plus loin dans l’espace et que le programme de missions de la NASA semble d’ores et déjà saturé, comment expliquer ce soudain intérêt pour notre satellite naturel et cette motivation surprenante pour la « colonisation lunaire » ?
Missions lunaires : mode d’emploi
Pour mener à bien les prochains voyages en direction de la Lune, la NASA a d’ores et déjà travaillé sur un nouveau type de navette, le CEV (Crew Exploration Vehicle) ; sa construction devrait commencer en 2010. Les astronautes seront propulsés dans l’espace à bord de cette capsule habitable, tandis que le matériel sera envoyé à bord d’un autre véhicule. Ce n’est qu’une fois en orbite autour de la terre que les 2 parties seront assemblées, pour ensuite se diriger vers la Lune et y descendre grâce à un « atterrisseur » perfectionné. Pas de révolution technologique annoncée avec le nouvel engin, mais le CEV sera dix fois plus fiable et trois fois plus volumineux. La principale innovation concerne l’atterrissage : il devrait être capable de se poser à n’importe quel endroit sur la Lune, alors que les précédentes missions Apollo ne pouvait atterrir que le long de l’équateur.
et la commer- cialisation des ressources lunaires !
Plusieurs scientifiques estiment que ce projet est tout sauf désintéressé. En effet, le retour vers la Lune et l’installation de bases lunaires traduisent la volonté politique américaine de contrôler l’orbite basse de la Terre. Nos dirigeants, conscients que les ressources naturelles de la planète bleue atteignent un niveau critique, songent à exploiter un nouvel astre, en l’occurrence la Lune, notre voisine la plus proche. En résumé, l’annonce de la NASA n’est que le reflet des enjeux géostratégiques qui se dessinent à l’horizon 2050, époque où l’épuisement des ressources sur Terre aura atteint des proportions dramatiques. La pénurie de nombreuses ressources naturelles ne pourra être comblée que par l’exploitation d’un nouvel astre... avec commercialisation à la clé ! Un marché gigantesque, dont les Etats-Unis entendent bien détenir le contrôle en étant les premiers à s’installer sur cet immense territoire vierge. Ainsi, les bases lunaires pourraient également abriter des bases d’extraction de plusieurs composés, notamment de l’eau, de l’hydrogène, du régolite et de l’Hélium 3. Les Etats-Unis considèrent-ils déjà la Lune comme le premier supermarché de l’espace, destiné à ravitailler une planète bleue totalement vidée de ses ressources ?
10 raisons de retourner sur la Lune : des intérêts scientifiques et commerciaux
- Premier pas vers une commercialisation de l’espace
- Contrôle stratégique de l’orbite basse de la Terre
- Etude des roches lunaires pour en savoir plus sur les origines de la Terre
- Mise en place de télescopes aux pôles de la Lune
- Analyse des impacts du bombardement météoritique
- Extraction de ressources pour pallier l’épuisement des réserves sur Terre
- Arriver à faire vivre des hommes plusieurs semaines sur un corps céleste
- Mise en place d’une station scientifique permanente
- Développement de nouvelles technologies spécifiques et de techniques innovantes
- Terrain d’entraînement pour les astronautes en vue de missions plus complexes vers d’autres planètes, notamment vers Mars
Les ambitions lunaires de la Chine
Moins médiatisé que celui de la NASA, le programme chinois de retour sur la Lune est lui aussi en plein développement. Le ministère chinois de Sciences&Technologies en a d’ailleurs annoncé les grandes lignes pour la période 2007-2020 :
- 2007 : envoi d’un orbiter pour réaliser la cartographie lunaire en 3 dimensions pour un choix optimal en vue d’un atterrissage prochain. Analyse de la répartition des ressources lunaires, et tout particulièrement de l’Hélium 3, une des principales sources d’énergie potentielle dans le futur.
2012 : atterrissage d’un rover sur le sol lunaire. Etude à grande échelle de la Lune, avec analyse de sa tectonique, de sa structure interne, et mesure des courants thermiques. Observations astronomiques poussées du système Soleil-Terre-Lune.
2017 : lancement d’un engin avec retour sur Terre d’échantillons lunaires. Installation d’un poste avancé en attente des futures missions habitées.

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